Les arts divinatoires en Suisse

Chaque pays du Vieux Continent possède sa spécialité. En Suisse, les arts divinatoires sont ancrés dans les mœurs depuis des dizaines d’années et le pays reste une des destinations les plus prisées des personnes désireuses d’en connaître davantage sur leur avenir. De Genève à Lausanne, en passant par les autres cantons, la Confédération helvétique abrite un nombre impressionnant de spécialistes en mancies.

La Suisse et les arts divinatoires

Depuis des décennies, les Suisses nouent une relation étroite avec la voyance et ils l’acceptent. Les habitants de la Confédération helvétique sont nettement plus sensibles aux arts divinatoires que ceux des autres pays d’Europe. La présence de nombreux experts en mancies dans les différents cantons du pays n’est pas le fruit d’un hasard.

Quelle que soit la ville ou la région, il est devenu aisé de faire appel à un talentueux voyant pour s’informer sur les événements qui pourraient se passer dans sa vie.

Les adeptes d’arts divinatoires du pays possèdent chacun leur spécialité. Si certains s’appuient sur des supports tels que les cartes ou les tarots, d’autres jouent le rôle de medium ou mettent leur capacité en clairaudience pour venir en aide à leurs clients. Quoi qu’il en soit, la qualité des prestations est irréprochable et ne manque pas de surprendre les amateurs de mancies, mais également les grands sceptiques.

Que ce soient des questions relatives à la vie privée (amour, famille, etc.) ou à la vie professionnelle, les voyants et autres experts en arts divinatoires de Suisse sont capables de fournir des éclaircissements à la hauteur des attentes des consultants.

Par ailleurs, ils peuvent également fournir des conseils pour offrir aux consultants la possibilité d’éviter des événements malheureux ou de réaliser des améliorations dans leur vie intime, dans leur finance et/ou dans leur vie de famille.

A titre d’information, les autorités suisses imposent des réglementations plus ou moins strictes aux professionnels de l’univers de la voyance, dans l’optique de garantir la qualité de leurs prestations.

L’article 146 du Code Pénal punit d’une peine privative de liberté pouvant aller jusqu’à cinq ans “celui qui, dans l’objectif de s’enrichir ou d’enrichir un tiers, aura astucieusement induit une personne en erreur par de fausses informations ou par la dissimulation de faits vrais”.

La même peine est réservée à celui qui “aura astucieusement conforté une personne dans son erreur et entrainé des actes préjudiciables à ses intérêts pécuniaires ou à ceux d’un tiers”.

Dans le cas où l’auteur fait métier de l’escroquerie, la peine peut aller jusqu’à 10 ans et être assortie d’une amende.

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Les arts divinatoires utilisés en Suisse

La divination peut être définie comme la tentative de prédire des événements à venir ou de découvrir des connaissances cachées. En Suisse, de nombreux professionnels utilisent des supports tels que des cartes, des tarots ou des runes, pour la prédiction de l’avenir des consultants.

La cartomancie

La cartomancie est un art qui consiste à lire dans l’avenir en tirant des cartes à jouer traditionnelles. Cette technique a été largement utilisée en Europe depuis plus de 1000 ans et elle peut se révéler d’une grande efficacité si elle est exécutée par un cartomancien talentueux.

Cette méthode de prédiction a été exploitée en premier lieu par les Gitans, les Bohémiens et les Tsiganes en provenance de l’Inde. Malgré l’Inquisition qui a eu lieu durant l’époque médiévale, elle a réussi à survivre et est devenue une pratique courante pour déterminer les événements à venir en Suisse.

La taromancie

D’après certaines recherches, le jeu de tarots aurait vu le jour en Europe, plus précisément dans des pays tels que la Suisse, vers le XVème siècle. Inspirés des jeux de cartes naïbes Orientaux, les tarots étaient essentiellement utilisés à fins ludiques pendant de nombreux siècles. Les anciens jeux comptaient de 48 à 56 cartes avant d’accueillir une série de 22 nouvelles cartes.

Au XVIIIème, après la publication des travaux d’Antoine Court de Gébelin, ils ont commencé à être utilisés pour prédire l’avenir.

Plus efficace que la cartomancie, la taromancie peut fournir des informations très précises sur le futur d’un consultant et lui offre la possibilité de mieux prévenir les événements malheureux, tout en apportant d’importantes améliorations dans sa vie intime et professionnelle.

Il faut noter que dans ses travaux, Antoine Court de Gébelin affirme que les tarots proviennent de la légendaire Atlantide et que les érudits de cette mythique cité ont transmis leur savoir à de grandes civilisations, telles que les Egyptiens.

La runomancie

Si elle est bien moins populaire que la divination via les cartes à jouer et les jeux de tarots, la runomancie est encore très utilisé par les voyants suisses et reste une méthode particulièrement efficace pour les prédictions.

En provenance d’Europe du Nord, les Runes sont utilisés comme des talismans magiques fournissant une protection à leurs porteurs, mais également comme de puissants outils divinatoires. Elles sont apparues il y a plus de 2500 ans, leur lecture nécessite des dons spécifiques et une excellente maîtrise des différentes méthodes de tirage.

La clairaudience et la médiumnité

Outre la divination à partir des cartes à jouer, des tarots et des runes, certains voyants suisses utilisent leur don en clairaudience et en médiumnité pour conseiller et effectuer des prédictions. La clairaudience est la faculté d’entendre des voix provenant de l’au-delà ou d’une entité supérieure. Les messages sont perçus par les clairaudients à partir de leur chakra avant de parvenir dans leur cerveau. Bien que cette capacité puisse être développée grâce à des exercices spécifiques, elle reste un don inné dans la majorité des cas.

La médiumnité possède quelques points communs avec la clairaudience, mais reste toutefois très différente. Le médium ne communique pas avec des entités supérieurs, mais essentiellement aux esprits des défunts. Il joue le rôle d’intermédiaire entre le monde des vivants et des morts. Dans certains cas, il peut ne pas pratiquer de divination et se contente de délivrer aux consultants les messages émanant de leurs proches décédés.

Il est à noter cependant que les médiums peuvent posséder des dons de clairaudience, mais leur capacité à recevoir des messages de l’au-delà peut être relativement limitée, en fonction de leurs prédispositions.